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logo ASQ Cet article est publié en collaboration avec l'Association des Sexologues du Québec (ASQ). Il est déjà paru dans la revue Sexologie Actuelle. Vous pouvez vous abonner à la revue Sexologie actuelle en communiquant directement avec l'ASQ.

Article scientifique :

Les méandres de l'identité et de l'orientation sexuelle des hommes

En intervention, on dit souvent qu'il faut envisager le client au-delà de son orientation sexuelle pour rejoindre l'individu. Voilà une idée intéressante vue sous l'angle des préjugés dont la société fait preuve à l'égard de personnes dont l'orientation sexuelle diffère de celle de la majorité. Cependant, vue sous l'angle individuel, l'orientation sexuelle ne représente pas une question à envisager au-delà de soi-même, surtout lorsqu'elle ne correspond pas au stéréotype culturel. Bien au contraire, voilà bien une question qui s'inscrit très clairement au niveau de ce que l'individu vit de plus profond, son identité ou la réponse au qui suis-je.

Il s'agit là d'une question particulièrement complexe pour les hommes dont le processus est parfois fort sinueux. Nous aborderons la question en trois temps: d'abord l'identité sexuelle, puis la sexualité des hommes et enfin l'orientation sexuelle.

La formation de l'identité sexuelle

Rappelons d'abord que la représentation de soi ne peut se faire en dehors du sexe auquel nous appartenons. Pour marquer l'importance du fait que l'identité ne peut être que sexuelle, Chiland (1988) déclare que "l'être humain est une abstraction, seuls existent des hommes et des femmes" (p.80). Plus encore, dit-elle, "on ne naît pas homme ou femme, on le devient" (p.79), insistant ainsi sur le long processus d'imitation, d'éducation et d'apprentissage dans la formation de l'identité sexuelle. L'identité se modèle à partir des représentations intériorisées des attentes des autres sur la façon dont l'individu doit penser et se comporter comme être sexué.

Dès le très jeune âge, l'enfant commence à développer une image de soi en fonction de sa relation à son environnement immédiat. Blos (1988) différencie deux niveaux. D'une part, il y a l'identité du genre (maleness) qui permet à l'enfant de se dire d'emblée garçon et qui apparaît très tôt, vers la seconde moitié de la deuxième année. D'autre part, on retrouve l'identité sexuelle (masculinity) qu'il définit comme un système endogène de comportements, d'attitudes, de symbolisations et de significations qui se développe avec la maturation sexuelle et la réorganisation psychique à l'adolescence. Il n'en demeure pas moins que l'identité représente une synthèse et ainsi peut être envisagée d'un point de vue développemental à la fois en continuité et en rupture des identifications antérieures.

Plusieurs reconnaissent aux garçons une plus grande vulnérabilité dans ce processus. Pour se représenter comme masculin, le garçon doit cesser de s'identifier à la mère, ne plus lui ressembler (Badinter, 1992). Il doit non seulement se séparer d'elle, comme la fillette, mais aussi chasser tout aspect de sa mère en lui (Klein, 1984). Ce rejet des identifications primaires maternelles féminines entraîne tout un travail de deuil (Bégouin-Guignard, 1988), de ruptures (Marcelli, 1989), particulièrement difficile pour le garçon.

De plus, des études démontrent que les hommes sont plus tenus de respecter les stéréotypes sexuels que les femmes (Klein, 1984), alors même que ces stéréotypes, particulièrement celui de l'homme macho, sont vertement critiqués depuis une vingtaine d'années (Tremblay, 1989). Violer les stéréotypes sexuels amène une condamnation sociale et des conséquences psychologiques plus sévères pour les hommes que pour les femmes (Pleck, 1982). Il semble également que la pression des pairs soit encore plus forte chez les adolescents. Or, si les femmes ont réussi à développer un nouveau modèle sexuel positif (qu'on pourrait résumer comme celui de la femme de carrière qui ne s'en laisse pas imposer), il n'en est pas de même pour les hommes qui continuent à faire face à un modèle masculin dévalorisé, déchu, blessé (Hurstel et Delaisi de Parseval, 1990).

On reconnaît aux personnes significatives, et en particulier au parent du même sexe (Blos, 1988; Badinter, 1992) un rôle considérable dans la formation de l'identité. En ce sens, le père doit conserver une image positive. Or le garçon doit apprendre d'un père souvent absent, physiquement ou affectivement (Corneau, 1989). Dans de tels cas, il connaît son père à travers la vision déformée qu'en livre la mère, vision déformée par la sourde colère intérieure de se retrouver seule avec la charge des enfants (Osherson, 1986). Ce type de père, tenu et se tenant en périphérie de la famille (Osherson, 1986), centré sur le travail, peu préoccupé par les soins des enfants, représente plus un symbole dans l'imaginaire de l'enfant qu'un pôle réel d'identification positive. Combien d'enfants ont espéré plus d'attention de leur père - ne serait-ce qu'un sourire, une caresse, une marque d'affection quelconque. Ainsi, trop souvent les jeunes sont confrontés à une idéalisation trop forte du père (causée par son absence) ou au contraire à une figuration hyperconcrète de l'image déchue du paternel ne laissant aucune place à une imitation ludique (Marcelli, 1989). Cette absence du père est renforcée par la quasi-absence des hommes des soins et de l'éducation des enfants dans les services tels que garderies, maternelles, écoles primaires, etc. (Tremblay, 1989).

D'autres considèrent que c'est davantage la qualité ou le style des interactions du père avec son fils que son absence qui influence la formation de l'identité (Werrbach, Grotevant et Cooper, 1992). Or, les études démontrent la pauvreté des relations pères-fils comparées avec la mère et les amis et amies (Youniss et Smollar, 1985). Le père est celui le moins choisi par les adolescents pour discuter des sujets qui demandent plus d'ouverture et d'intimité. Les pères sont perçus comme fermés, jugeurs, ne respectant pas le point de vue de leurs fils. Les fils se sentent plus distants, plus inconfortables et plus craintifs avec leur père comparativement aux autres personnes importantes de leur vie. Il ne faut donc pas se surprendre que le père soit le dernier à qui le fils révèle son homosexualité.

Même lorsque le père est présent affectivement et se démarque du stéréotype classique, le fils se retrouve dans une situation difficile: doit-il adhérer au modèle masculin du père ou à celui valorisé par la société? Quel déchirement pour le jeune qui cherche à se définir!

La sexualité des hommes

Faute de signifiant-Père, pour reprendre l'expression de Lacan, le garçon construit son identité sous forme d'essais et erreurs, cherchant constamment, même à l'âge adulte, à se confirmer sa masculinité. Aussi, plus qu'une preuve biologique qu'il est homme, le pénis doit alors devenir une preuve sociale.

Cela nous amène à parler du premier élément du modèle sexuel imaginaire de plusieurs hommes, si puissant dans la pornographie: le mythe du phallus. Zilbergeld (1970) le caricature ainsi: "Elle a deux pieds de long, elle est dure comme du fer et tient toute la nuit" (p.23). Le pénis est en quelque sorte idolâtré, fétichisé. En contrepartie, cette conception entraîne ce qu'Emmanuel Reynaud appelle le complexe du phallus. "Les hommes réels, nous dit-il, pourvus de pénis réels, se comparent au modèle et se trouvent lamentablement démunis" (cité par Zilbergeld, p.27). Zilbergeld (1970) rapporte une enquête journalistique auprès de 1000 hommes dans laquelle, sauf de "rares et très brillantes exceptions", tous exprimaient des doutes sur leur propre sexualité en fonction de la taille de leur pénis (p.27).

La pornographie influence également beaucoup cet imaginaire sexuel. L'homme, le plus souvent l'élément actif, y est présenté comme devant suivre la même séquence - baiser prolongé, caresses génitales, érection, contacts oraux-génitaux, coït vaginal (pornographie hétérosexuelle) ou anal (pornographie homosexuelle), menant à l'objectif ultime, l'éjaculation-orgasme perçus comme un tout. Cette responsabilité de devoir procurer à son ou sa partenaire sexuelle le summum de l'extase à chaque relation engendre bien des peurs de ne pas être à la hauteur.

Aussi bien dans la pornographie que dans plusieurs traités de sexualité masculine, affectivité et sexualité sont dissociées. Pour nombre de femmes, faire l'amour implique une communication, une tendresse, c'est l'instant d'une rencontre émotive. Pour les hommes, ça peut l'être également mais ça peut représenter tout autre chose: se défouler, s'évader, libérer une tension psychologique ou physiologique, etc. (Tremblay, 1989). Elle peut devenir alors l'exutoire de toute émotivité refoulée, non exprimée ailleurs. Il s'agit en fait, pour certains hommes, d'une canalisation dans la sexualité des émotions n'ayant rien à voir dans la relation avec le ou la partenaire sexuel(le). Pour d'autres, c'est le seul temps pour se permettre de caresser et d'être caressé. La sexualité peut aussi représenter le point de départ à la confidence, la réconciliation et à la communication.

Cette dissociation affectivité-sexualité peut se retrouver également dans le choix du ou de la partenaire. Beaucoup gravitent entre ce qui est convenu d'appeler la madone et la putain. La madone, c'est-à-dire la conjointe, permet la stabilité, la sécurité sexuelle et affective. Elle est vénérée tout comme sa propre mère. La putain, c'est-à-dire celle qui se fait payer aussi bien que l'amante régulière ou d'un soir, confirme le pouvoir de séduction, désennuie de la routine et permet de se dégager du sentiment de dépendance vis-à-vis de la conjointe. On retrouve un scénario semblable parmi certains couples gais.

Nous pourrions élaborer encore longtemps sur cet imaginaire sexuel masculin davantage centré sur le besoin de se confirmer sa masculinité que sur la relation réelle avec le ou la partenaire sexuel(le). Il serait d'ailleurs beaucoup plus juste de parler des sexualités des hommes. Mais voyons plutôt comment tout cela les influence dans la recherche de leur orientation sexuelle.

L'orientation sexuelle

Quoique le rapport Kinsey avec son échelle à sept niveaux (de l'hétérosexualité exclusive à l'homosexualité exclusive en passant par la bisexualité) date de 1948, ce n'est que tout récemment, dans le cadre des recherches épidémiologiques en regard du VIH/SIDA, que la bisexualité refait surface dans le discours des chercheurs et des intervenants et intervenantes. Essentiellement, l'orientation sexuelle est présentée comme une dichotomie ne laissant aucun intermédiaire entre l'homosexualité et l'hétérosexualité.

Trop longtemps la bisexualité fut perçue comme un état transitoire et, par définition, instable, lié à l'adolescence, à l'absence d'une partenaire sexuelle (prisonniers) ou pour des motifs économiques (prostitués) (Lever et al., 1992).

Seulement quelques auteurs y ont accordé un peu plus d'importance. Parmi ceux-ci, Paul (1984, cité par Berkey, Perelman-Hall et Kurdek, 1990) considère que la bisexualité peut être séquentielle (d'une homosexualité exclusive à une hétérosexualité exclusive ou l'inverse et retour à l'ancienne orientation) ou contemporaine (partenaires sexuels des deux sexes au cours une même période) alors que Zinik (1985, cité par Berkey, Perelman-Hall et Kurdek, 1990) utilise les expressions de bisexualité sérielle et bisexualité concurrente dans le même sens que Paul et ajoute la bisexualité simultanée (en même temps, dans le même lit). Mais en fait, plusieurs de ces recherches assimilent comportement sexuel et orientation sexuelle.

Quoique d'autres études insistent davantage sur l'auto-identification (se dire spontanément hétérosexuel, bisexuel ou homosexuel), elles n'en demeurent pas moins basées sur des échelles statiques (Berkey, Perelman-Hall et Kurdek, 1990). Au contraire, Klein (1985, cité par Lever et al., 1992) considère l'orientation sexuelle comme un processus dynamique comportant plusieurs variables de la sexualité: l'attraction, le comportement, les fantaisies, la préférence émotionnelle, l'auto-identification, le style de vie/affiliation. Sur cette base, Berkey, Perelman-Hall et Kurdek (1990) identifient six catégories de bisexualité en remplacement des niveaux 3, 4 et 5 de l'échelle de Kinsey. Ces catégories sont:

Bref, par ces travaux, nous sommes très loin de la dichotomie initiale homosexualité/hétérosexualité. Nous nous retrouvons plutôt face à une vision éclatée et multiforme de l'orientation sexuelle et sans doute plus près de la réalité.

Il nous faut également mettre ces données en relation avec le processus d'émergence d'une identité homosexuelle ou bisexuelle, particulièrement difficile dans une société qui stigmatise encore l'homosexualité et la bisexualité. Bory et Hocqueghem (1977 p.53) disaient "se reconnaître homosexuel est une chose, s'accepter homosexuel en est une autre". Les homosexuels eux-mêmes (et sans aucun doute les bisexuels également) intériorisent ce schéma de culpabilité, de mépris et d'oppression qui leur est infligé (Tremblay, 1989). Qui sont-ils en fait? Ils ne sont pas des "hommes" (au sens stéréotypé) puisqu'ils sont attirés par des hommes. Ils ne sont pas des femmes puisqu'ils ont un pénis. Qui sont-ils alors? Il n'est pas surprenant que l'homosexualité et la bisexualité soient souvent niées, refoulées au plus profond de soi. L'individu a peur alors de la liaison révélatrice aux yeux des autres, mais aussi des siens. Cela a malheureusement comme conséquence que plusieurs taisent leur homosexualité ou leur bisexualité pour mieux se protéger, vivant une double vie: celle au travail et avec la famille et d'autre part les rencontres furtives, les bars, etc. Les bars deviennent le premier mode d'approche sexuelle, tout comme le jeune hétérosexuel sort dans les bars "straights". Cependant, l'on sait que la rencontre du ou de la partenaire, celui ou celle avec qui l'individu désire partager sa vie, se fera très rarement dans un bar, mais plutôt par l'entremise d'autres occasions de rencontres: cercles d'amis et amies, milieu de travail, activités sociales, sports, etc. Or, ces milieux demeurent beaucoup plus accessibles pour les hétérosexuels que pour les homosexuels ou les bisexuels.

De plus, l'identité hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle est facilitée quand il y a identification à un groupe. Comme, pour les homosexuels et les bisexuels, la seule facette connue se limite souvent à la jungle bigarrée des bars et autres lieux semblables, cela n'aide pas à s'identifier à une communauté jugée pas toujours très gaie.

Il n'est donc pas surprenant que le processus d'émergence, parfois long, provoque une réévaluation radicale de soi et de son style de vie, passant par différents stades comparables au processus de deuil. "Les hommes, disaient Falconnet et Lefaucheur (1975, p.98), ont culturellement plus de difficulté à admettre leur homosexualité que les femmes, essentiellement parce que leur image virile se retrouverait remise en cause."

Plus encore, c'est cette même image virile qui empêche nombre d'hommes de développer de la tendresse et une intimité avec d'autres hommes ou encore une amitié sincère de peur d'être étiqueté d'homosexuel ou de faire face à des désirs trop menaçants. Cette homophobie maintient les échanges entre hommes aux niveaux productif et informatif, ce qui rend l'isolement affectif d'autant répandu.

L'identification bisexuelle est peut-être même plus difficile à certains égards que l'identification homosexuelle. Dans sa lutte pour la reconnaissance de ses droits, la communauté homosexuelle s'est développée comme milieu de référence, avec ses groupes de support, ses activités, et a même acquis une certaine reconnaissance sociale (Lever et al., 1992) (même s'il reste beaucoup à faire). Il n'en est pas de même pour les bisexuels. Ils sont perçus par plusieurs hétérosexuels comme tout aussi menaçants que les homosexuels. Et ces derniers ont parfois tendance à les considérer comme des homosexuels qui n'ont pas le courage de faire face à leur homosexualité ou qui veulent tout avoir sans rien perdre. Ces différentes formes de rejet peuvent susciter des sentiments difficiles: honte, culpabilité, impression de tromper les autres (particulièrement le, la ou les partenaires), de manquer de courage, ou encore de déchirement profond entre leurs désirs hétérosexuels et leurs désirs homosexuels.

Dans les méandres de la quête de son orientation sexuelle, il nous apparaît que la question ne peut être abordée uniquement par l'approche classique établissant d'abord un diagnostic selon la dichotomie homosexualité/hétérosexualité selon quelques critères puis à aider le client à assumer cette orientation. Pour beaucoup d'hommes, se questionner sur son orientation sexuelle questionne également son identité. Tout le questionnement sur son orientation sexuelle interpelle l'identité masculine. Pour certains, il vaudra mieux se positionner au-delà de l'orientation sexuelle, c'est-à-dire se définir comme homme dans ses relations aux autres hommes et dans ses relations avec les femmes, dans un esprit d'ouverture, pour mieux aborder par la suite la question de l'orientation sexuelle.

Références

Badinter, E. (1992), XY De l'identité masculine, Paris: Odile Jacob.

Bégouin-Guignard, F. (1988), Le rôle des identifications maternelles et féminines dans le devenir du masculin chez le garçon, Adolescence, 6 (1) p. 49-74.

Berkey,B.R.; Perelman-Hall, T. et Kurdek, L.A. (1990), The Multidimensional Scale of Sexuality, Journal of Homosexuality, 19 (4) p. 67-84.

Blos, P. (1988), L'insoumission au père ou l'effort adolescent pour être masculin, Adolescence, 6 (1) p. 19-31.

Bory, J-L. et Hocquenghem, G. (1977), Comment vous appelez-vous déjà? - Ces hommes que l'on dit homo, Paris: Calmann-Levy.

Chiland, C. (1988), De l'essence du masculin: réflexions à partir du transsexualisme, Adolescence, 6 (1) p. 75-87.

Corneau, G. (1989), Père manquant, fils manqué, Édition de l'homme.

Falconnet, G. et Lefaucheur, N. (1975), La fabrication des mâles, Paris: Le seuil.

Hurstel, F. et Delaisi de Parseval, G. (1990), Le pardessus du soupçon, In J. Delumeau et D. Roche (Éd.)

Histoire des pères et de la paternité, Paris: Larousse.

Klein, C. (1984), Mères et fils, Paris: Robert Laffont.

Lever, J.; Kanouse, D.E.; Rogers, W.H.; Carson. S. et Hertz, R. (1992), Behavior Patterns and Sexual Identity of Bisexual Males, The Journal of Sex Research, 29 (2) p. 141-167.

Marcelli, D. (1989), Imitation+représentation=identification? Quelques hypothèses sur le processus d'imitation précoce et d'identification secondaire entre le fils et le père, Adolescence, 7 (2) p. 35-52.

Osherson, S. (1986), Finding our Fathers - The Unfinished Business of Manhood, New York: Free Press.

Pleck, J.H. (1982), The Myth of Masculinity, Cambridge et London: MIT.

Tremblay, G. (1989), L'intervention sociale auprès des hommes - Quelques pistes en vue de préciser un modèle d'intervention, Essai de maîtrise, Université de Sherbrooke.

Werrbach,G. B.; Grotevant, H.D. et Cooper, C.R. (1992). Patterns of Family Interaction and Adolescent Sex-role, Journal of Experimental Child Psychology 50 (3) p. 357-369.

Youniss, J. et Smollar, J. (1985), Adolescent Relations with Mothers, Fathers and Friends, Chicago et London: U. of Chicago press.

Zilbergeld, B. (1970), La sexualité masculine, Paris: Ramsey (Marabout).

Parution

Cet article est paru précédement dans la revue Sexologie actuelle, de janvier 1998, la revue de l'Assocation des sexologues du Québec.

Auteur : Gilles Tremblay, M.A., Travailleur social, psychothérapeute auprès d'un clientèle d'hommes.


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